L’Association nationale Femmes et Droit est heureuse d’annoncer le soutien renouvelé de Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC), afin de poursuivre deux projets clés visant à lutter contre la violence faite aux femmes et à renforcer leur sécurité économique partout au Canada.
Cette prolongation de financement jusqu’en mars 2027 permettra à l’ANFD et à ses partenaires de consolider les progrès importants réalisés dans le cadre des projets RADAR et VOICE, en approfondissant le travail de concertation et de défense des droits, ainsi qu’en faisant avancer des réformes juridiques intersectionnelles centrées sur les survivantes.
Dans le cadre du projet RADAR, lancé à l’automne 2023, l’ANFD travaille aux côtés de survivantes, d’intervenant·es de première ligne, de praticien·nes en droit de la famille et d’organisations communautaires partout au Canada afin de s’attaquer aux obstacles persistants auxquels font face les victimes de violence dans le système de droit de la famille. S’appuyant sur de vastes consultations et sur une analyse féministe intersectionnelle, l’ANFD a élaboré une position détaillée proposant des modifications à la Loi sur le divorce, afin de mieux protéger les survivantes et leurs enfants pendant les procédures de séparation et de divorce. Les recommandations de l’ANFD continuent d’alimenter les discussions sur une réforme du droit de la famille centrée sur les survivantes, ancrée dans les réalités vécues et l’expertise de terrain.
En parallèle, le projet VOICE a permis à l’ANFD et à ses partenaires de faire progresser les droits et la sécurité économique des femmes. Depuis juin 2024, l’ANFD a réuni des parlementaires, des expert·es, des militant·es et des organisations communautaires afin de promouvoir des réformes intersectionnelles visant à lutter contre la pauvreté et les inégalités. Ensemble, nous avons plaidé pour renforcer la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, améliorer l’accès à l’assurance-emploi après un congé de maternité, et soutenir une législation visant à contrer l’utilisation abusive des accords de non-divulgation.
L’ANFD est également intervenue devant la Cour suprême du Canada dans des causes marquantes touchant l’égalité des femmes et leur sécurité économique, notamment Ahluwalia c. Ahluwalia et Québec c. Kanyinda. Dans ces deux décisions, la Cour a cité directement les arguments de l’ANFD. Dans Ahluwalia, la Cour a reconnu un nouveau délit de violence entre partenaires intimes, créant ainsi une voie juridique importante pour les survivantes qui souhaitent obtenir des réparations financières. Dans Kanyinda, la Cour a confirmé l’importance de l’analyse intersectionnelle dans les causes portant sur le droit à l’égalité et a conclu que l’exclusion des demandeuses d’asile de l’accès aux services de garde subventionnés était discriminatoire.
Grâce au soutien de FEGC, l’ANFD a également élargi l’Alliance Chanterelle pour la réforme féministe du droit, qui compte maintenant plus de 130 organisations membres. Ensemble, ces organisations renforcent la collaboration à l’échelle nationale et font avancer le changement systémique en faveur de l’égalité réelle.
L’ANFD est profondément reconnaissante envers Femmes et Égalité des genres Canada pour son soutien continu et pour la prolongation du financement jusqu’en mars 2027. Cet investissement renouvelé permettra à l’ANFD et à ses partenaires de poursuivre leur travail pour faire avancer des réformes visant à améliorer les protections offertes aux survivantes de violence fondée sur le genre et à renforcer la sécurité économique et la prospérité des femmes partout au Canada.



