Notre Histoire

de 1974 à aujourd'hui

14 mars 1974
Fondation de l'ANFD
L’ANFD a été fondée en 1974 lors d’une conférence qui a eu lieu du 14 au 16 mars à la Faculté de droit de l’Université de Windsor. Pour souligner cette occasion, le premier ministre Pierre Elliott Trudeau a adressé une lettre aux organisatrices de ladite conférence pour leur transmettre ses meilleurs vœux.
30 janvier au 2 février 1975
Première Conférence bisannuelle de l’ANFD sur « Les femmes et le travail »
1975 marquait l’Année internationale des femmes et la première Conférence bisannuelle de l’ANFD. Des femmes de partout au Canada se sont rencontrées du 10 au 2 février 1975 à la Faculté de droit de l’Université du Manitoba dans la ville de Winnipeg pour souligner cet événement important. Lynn Kaye, une des cofondatrices de l’ANFD et étudiante de 2e année à l’Université d’Ottawa à l’époque, fut l’oratrice de la conférence inaugurale. À la suite de cette conférence, l’ANFD a été en mesure de créer un ensemble de politiques publiques qui ont donné à l’organisation sa forme et sa direction.
27 au 30 janvier 1977
Deuxième Conférence bisannuelle de l’ANFD sur les droits humains
La Faculté de droit de l’Université d’Ottawa a été l’hôte de la seconde Conférence bisannuelle de l’ANFD qui portait sur les droits humains. Plusieurs résolutions portant sur les droits humains, sur une paie égale pour un travail égal, sur l’avortement et sur le viol ont été adoptées. À l’occasion de cette conférence, la constitution, les règlements, la structure et les politiques de l’ANFD se sont concrétisées davantage et le tout premier Comité national de direction a été élu.
Février 1977
Publication de la première infolettre Jurisfemme
Ce premier numéro de Jurisfemme comprenait les résolutions de l’ANFD et des mises à jour sur ses activités de lobbying, y compris un mémoire proposant des amendements au Projet de loi fédéral sur les droits de la personne (C-25) avant qu’il ne soit adopté.
22 au 25 février 1979
Troisième Conférence bisannuelle de l’ANFD sur « Les femmes et la propriété »
Les biens matrimoniaux, l’assurance, les pensions, la planification successorale et les modifications nécessaires aux provisions sur le harcèlement sexuel du Code criminel ont tous été sujets à discussion lors de la 3e Conférence bisannuelle de l’ANFD à Calgary. L’ANFD, le Status of Women Council et le Rape Crisis Centre ont conjointement mis de l’avant un document de synthèse portant sur leurs modifications suggérées aux infractions sexuelles.
8 février 1980
Conférence régionale de l’Ontario
La fin de semaine du 8 février 1980, le caucus de l’ANFD de l’Université de Queens ont été les hôtes de la Conférence régionale de l’Ontario. Les discussions étaient centrées sur l’action positive dans les facultés de droit et la société canadienne en général. Après la conférence, les participantes ont envoyé un télégramme au Premier ministre de l’Ontario Bill Davis, le Ministre du travail Robert Elgie et le Président du Standing General Government Committee, Bruce McCaffrey. Le télégramme poussait le retour du Projet de loi 3, qui visait à modifier la Loi sur les normes de l’emploi (Employment Standards Act) pour qu’un travail de valeur égal mène à un salaire égal.
Novembre 1980
Soumission d’un mémoire intitulé « Women’s Human Right to Equality: A Promise Unfulfilled » (Le droit des femmes à l’égalité : une promesse non-tenue)
Le but de ce mémoire était de suggérer des changements en vue d’améliorer l’ébauche du projet de Charte. Le mémoire stipulait même que l’ANFD ne pouvais pas « approuver l’enchâssement d’une Charte aussi mal articulée et aussi substantiellement inadéquate ».
12 décembre 1980
L’ANFD comparait devant le Comité mixte spécial de la Chambre des communes et du Sénat
Lors des comparussions, Deborah Acheson a plaidé le mémoire de l’ANFD qui portait sur les résolutions adoptées lors de la Conférence régionale de l’Ontario, qui avait eu lieu plus tôt cette même année. Le Comité a réagi de manière favorable aux demandes de l’ANFD sur la représentation proportionnelle des femmes à la Cour Suprême du Canada – une réponse qui a eu un effet ricochet positif sur les discussions entourant la Charte l’an d’après.
20 au 23 février 1981
Quatrième conférence bisannuelle de l’Association nationale de la femme et du droit : « The Cost of Being a Woman » (Le prix à payer en tant que femme)
Cette quatrième conférence a eu lieu à Halifax est s’est penché sur les coûts sociaux, économiques et politiques d’être femme. Notamment, les discussions étaient centrées sur le rôle parental, le vieillissement, les soins de santé et les impôts sur le revenu. L’ANFD a, par ailleurs, révisé la Charte des droits et libertés et ses conséquences sur les femmes.
23 au 26 février 1983
Cinquième conférence bisannuelle de l’Association nationale de la femme et du droit : « Women in the Workforce : Affirmative Action and Parental Benefits » (Les femmes sur le marché du travail : l’action positive et les bénéfices parentaux)
Cette conférence, tenue à Victoria, a fait le point sur l’action positive, les bénéfices parentaux et les pensions pour les femmes. L’ANFD a aussi mise à jour sa constitution.
4 juillet 1984
Constitution en personne morale de l’ANFD comme organisme à but non-lucratif
L’ANFD s’est constitué en personne morale en tant qu’ONBL sous l’ancienne Loi sur les corporations canadiennes.
21 au 24 février 1985
Sixième conférence bisannuelle de l’Association nationale de la femme et du droit : « Who’s in Control? Legal Implications of Reproduction and Technology » (Qui contrôle? Enjeux légaux des technologies reproductives)
Réunies à Ottawa à l’occasion de la sixième conférence, les membres de l’ANFD ont échangé sur les défis que posent les nouvelles technologies reproductives sur les femmes et l’évolution des valeurs sociétales. Par exemple, les effets d’un diagnostic prénatal sur les décisions liées à une grossesse, les méthodes d’accouchement, les droits des femmes enceintes ainsi que les risques reproductifs en milieu de travail ont été abordés.
Juillet 1985
Soumission du mémoire « The Canadian Charter of Rights and Freedoms: Not Just Words on Paper » (La Charte canadienne des droits et libertés : plus que de simples mots)
Ce mémoire analyse la Charte canadienne et ses conséquences pour les femmes, y compris la nécessité d’inclure comme motifs de discrimination proscrits au paragraphe 15(1) le statut marital et l’orientation sexuelle. Rédigé par Dianne Young, Gisela Ruebsaat, Bartha Knoppers, Louise Lamb, Connie Reeve, Gretchen Pohlkamp, Devora Solem et Gwen Brodsky, ce mémoire a été présenté devant le Sous-comité parlementaire sur les droits à l’égalité.
19 au 22 février 1987
Septième conférence bisannuelle de l’Association nationale de la femme et du droit : « Section 15 – Equality in the Criminal Justice System and the Workplace : Fact of Fantasy? » (Article 15 – l’égalité du système de justice pénale et en milieu de travail : mythe ou réalité?)
Cette conférence, dans la ville de Winnipeg, a eu comme sujet principal l’évaluation des répercussions de l’article 15 de la Charte, se fondant sur les recommandations de l’AFND. Les discussions tournaient autour du droit criminel, du droit du travail et du biais qui persiste dans les tribunaux de justice et le milieu juridique. Lors de la conférence, une résolution a été adoptée afin d’incorporer dans les programmes de formation juridique les questions de préjugés fondés sur le sexe et l’impact qu’a la discrimination sexuelle sur les femmes.
16 au 29 février 1989
Huitième conférence bisannuelle de l’Association nationale de la femme et du droit : « Women and Law, International Perspectives, Towards Equality » (Les femmes et le droit, perspectives internationales vers l’égalité)
Cette conférence à Montréal s’est centrée sur la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAF). Comme premier traité international en son genre, la CEDAF reconnait le principe de l’égalité des droits des femmes et des hommes et le principe de non-discrimination envers les femmes. La convention comprend des provisions spécifiques qui visent à condamner et éliminer la discrimination dans les sphères économique, sociale, culturelle, civile et politique. À l’occasion de cette conférence, l’ANFD a discuté : 1) le droit des femmes en ce qui a trait à leur travail et leur santé, 2) les problèmes de discrimination multiple auxquels font face les femmes lesbiennes et 3) la discrimination envers les femmes autochtones et les femmes issues d’une minorité visible.
21 au 24 février 1991
Neuvième conférence bisannuelle de l’Association nationale de la femme et du droit : « The Feminization of Poverty » (La féminisation de la pauvreté)
Dans la ville de Toronto, les memberes de l’ANFD se sont rencontrées à l’occasion de cette neuvième conférence qui avait comme thème principal la féminisation de la pauvreté. Les ateliers, les sessions plénières et le discours inaugural ont tous exploré comment le droit et le système juridique créent et enchâssent l’appauvrissement des femmes au Canada.
19 au 21 février 1993
Dixième conférence bisannuelle de l’Association nationale de la femme et du droit : « Healing the Past, Forming the Future » (Guérir le passé, forger l’avenir)
Cette conférence a eu lieu à Vancouver et portait sur la guérison du passé et la formation du futur. Les ateliers, les sessions plénières et le discours inaugural proposaient des stratégies que les femmes peuvent entreprendre afin d’atteindre l’égalité sociale et légale. Comme les caucus de Toronto, le fait de promouvoir l’accessibilité a informé la manière que l’ANDF a conçu et présenté la conférence.
12 au 14 mai 1995
Onzième conférence bisannuelle de l’Association nationale de la femme et du droit : « Redefining Family Law : The Challenge of Diversity » (Redéfinir le droit de la famille : le défi de la diversité)
À l’occasion de cette conférence à St. John’s, les participantes ont pu se pencher sur les idéaux dépassés de la famille nucléaire. Elles ont pu discuter des défis liés à l’élaboration des lois, notamment puisque la définition étroite de la famille ne tient pas compte de l’augmentation des familles monoparentales, des réalités des couple de même sexe et des structures familiales et sociales traditionnelles des peuples autochtones.
30 octobre au 2 novembre 1997
Douzième conférence bisannuelle de l’Association nationale de la femme et du droit : « Access to Justice for Women : The Changing Face of Inequality » (L’accès à la justice pour les femmes : le visage changeant de l’inégalité)
Les objectifs de cette conférence, dans la ville de Halifax, étaient de rassembler les femmes de partout au Canada afin qu’elles discutent de l’accès à la justice et qu’elles formulent des stratégies en vue de rendre le système de justice plus accessible. Les femmes ont participé à des ateliers au sujet de l’impact des politiques publiques changeantes sur la vie des femmes, des manières de passer à l’action pour le nouveau millénaire et ont partagé des astuces et des solutions pour naviguer le système de justice. L’année 1997 a marqué l’intégration de « Advance Day », la première rencontre indépendante pour les femmes autochtones et les femmes de minorités visibles. Ce jour-là, les femmes autochtones et les femmes de minorités visibles se sont rencontrées pour élaborer des stratégies pour faciliter l’accès à la justice pour les femmes appartenant à leurs communautés.
1e novembre 1998
Les femmes canadiennes et le déficit social : Présentation devant le Comité international sur les droits économiques, sociaux et culturels
Lors de la réflexion du Canada sur le Troisième Rapport sur la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, l’ANFD a livré un discours devant les Nations Unies. Le but du discours était de signaler que la non-reconnaissance du Canada des droits sociaux-économiques garantis par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels a des conséquences négatives sur les femmes canadiennes.
5 au 7 mai 2000
La treizième conférence bisannuelle de l’ANFD sur « L’égalité : le défi du nouveau millénaire »
Tenue à Calgary, le sujet central de cette conférence était l’égalité et le défi que ce principe pose dans ce nouveau millénaire. Les participantes ont discuté d’égalité et ont élaboré des stratégies afin de surmonter l’inégalité. Même si les droits des femmes ont fait beaucoup de chemin, l’ANFD reconnait que les femmes sont toujours confrontées à un paradoxe entre libertés et contraintes. Malgré leur succès de fait du lobbying pour un grand éventail de question légales, les femmes continuent de vivre de la discrimination, de la violence et de l’inégalité. Les participantes ont discuté ouvertement de leurs réalités et des changements qui doivent toujours être faits en vue d’atteindre l’égalité.
30 mars 2002
Chapeau à l’égalité
Près de 150 femmes ont « Levées leurs chapeaux à l’égalité » dans la salle de lecture du Parlement du Canada. Lors de cet événement de réseautage, qui a accueilli un grand nombre de femmes, portant toutes de sortes de couvre-chefs, L’ANFD a amassé environ 6 000 $ de levées de fonds.
Mars 2002
Quatorzième conférence bisannuelle sur « Les femmes, la famille et l’État »
Avril 2005
Quinzième conférence biennale de l’ANFD sur « Les droits et libertés des femmes, 20 ans d’(in)égalité »
Plus de 300 femmes de tout le Canada et le Québec ont participé à la conférence de l’ANFD qui s’est tenue en avril 2005 à Vancouver. Intitulée « Les droits et libertés des femmes, 20 ans d’(in)égalité », elle avait pour thème central l’examen de l’(in)efficacité de la Charte des droits et libertés pour soutenir l’égalité des femmes. Au cours de sessions plénières et de 44 ateliers, les participantes ont entendu des féministes de premier plan œuvrant dans différents domaines du progrès des femmes vers l’égalité discuter de stratégies pour les prochaines étapes de ce travail.
22 juin 2016
L’ANFD comparait aux audiences du Comité permanent de la condition féminine sur la violence faite aux femmes et aux filles du Canada
Les recommandations de l’ANFD concernaient la reconnaissance, les conséquences et les réponses à la cyberviolence faite aux femmes et filles.