Résistance au « backlash » sur la Colline

Le gouvernement conservateur actuel affirme que dans notre pays, toutes les femmes ont atteint l’égalité. Mais les femmes du Canada savent que c’est tout à fait faux. Les coupures de 40% au budget de Condition féminine Canada, la fermeture de 12 bureaux régionaux, l’abolition du Programme de contestation judiciaire et le retrait du mot ‘égalité’ des objectifs du programme de promotion de la femme ont laissé peu d’alternatives aux groupes et organisations de femmes.

À la Chambre des communes, bon nombre de député-es du Nouveau parti démocratique, du Bloc Québécois et du Parti libéral s’opposent fermement aux récentes décisions de Stephen Harper. Ils exigent plus spécifiquement un renversement des coupures et une augmentation du budget, tel que prévu au départ. Les partis et les groupes affiliés à plusieurs cercles politiques examinent soigneusement les actions du gouvernement actuel pour démontrer qu’il accorde peu d’importance à l’égalité véritable. En réalité, sous prétexte de «chances égales», le programme conservateur créé actuellement un dangereux précédent.

En raison du refus de financer la recherche et les activités de revendication et de lobbying, les problèmes que les femmes affrontent quotidiennement ne seront pas traités directement. En bout de ligne, l’objectif d’égalité des femmes au Canada s’en trouvera gravement compromis. Il est impératif de stopper les programmes politiques destructeurs. Ne laissons pas l’égalité nous glisser entre les mains, exerçons des pressions auprès du gouvernement pour qu’il renverse ses mauvaises décisions.

Continuez à lire pour voir ce que les députés ont à dire pour défendre les droits des femmes dans ce pays!

«Monsieur le Président,  la ministre n’a malheureusement aucune crédibilité, parce que la vérité, c’est que toutes les ministres provinciales de la Condition féminine se rencontrent aujourd’hui à Toronto. Elles n’ont pas invité la ministre fédérale, parce que celle-ci ne s’est aucunement montrée intéressée à travailler avec ses homologues. Le dossier de la condition féminine la laisse complètement indifférente. Elle a sabré le budget, fermé douze bureaux régionaux et modifié le mandat de telle façon qu’il est impossible de promouvoir le droit des femmes à l’égalité. La ministre va-t-elle tout simplement reconnaître qu’elle n’est pas à la hauteur, et va-t-elle démissionner avant de causer encore plus de tort aux droits des femmes?»

– Madame Irene Mathyssen, MP (1/2/2007)

«Dans une société où les femmes demeurent marginalisées au sein des grandes institutions politiques, sociales et juridiques – et je signale que moins d’un député fédéral sur cinq est une femme – il est essentiel de promouvoir le respect des droits fondamentaux des femmes comme l’égalité devant la loi, le droit à un niveau de vie adéquat, à la vie et à la sécurité, et le même accès aux possibilités économiques que les hommes, en d’autres termes, l’égalité. Par égalité, j’entends une égalité réelle, et non un concept juridique abstrait.»

– Madame Yasmin Ratansi, MP (28/3/2007)

«Monsieur le Président, partout au Canada, les femmes protestent contre les coupes pratiquées par le gouvernement pour des motifs idéologiques et contre l’élimination des dispositions sur l’égalité… La ministre sait-elle que son travail consiste à défendre les femmes, pas à les attaquer?»

– L’honorable Maria Minna, MP (12/12/2006)

Samantha Hendrickson est une bénévole de l’ANFD qui complète son baccalauréat en études des femmes à l’Université Carleton.