NAWL Submission to the Standing Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs

NAWL Submission to the Standing Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs
Présentation de l’ANFD au Comité sénatorial permanent des Affaires juridiques et constitutionnelles
Submission by Pam Cross on behalf of the National Association of Women and the Law to the Standing Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs on possible amendments to Bill S-202, Section 16 of the Divorce Act.
Pam Cross a livré la soumission de l’Association nationale Femmes et Droit au Comité sénatorial permanent des Affaires juridiques et constitutionnelles à propos des modifications proposées au projet de loi S-202, article 16 de la Loi sur le divorce.

Public Hearing on Bill S-202

December 13, 2017, 5:15 pm.

SUBMISSION BY PAM CROSS ON BEHALF OF THE NATIONAL ASSOCIATION OF WOMEN AND THE LAW 

Good evening. Thank you for this opportunity to speak with you on the important matter of possible amendments to Section 16 of the Divorce Act.

The National Association of Women and the Law works for the equality rights of all women in Canada, working collaboratively with other women’s equality-seeking organizations. One important component of our work is law reform advocacy.

We oppose Bill S-202, as we have various other attempts to change the Divorce Act over the past two decades, because it does not reflect principles of women’s equality. In particular, these reforms would place women fleeing abusive relationships and their children at serious risk of ongoing abuse and violence by their former partners.

Family violence is a serious and entrenched social problem in Canada, as detailed in the Fall 2016 report of Canada’s Chief Public Officer of Health Dr. Gregory Taylor, who noted that the majority of victims of violence within the family are women. Just under 9 million, or about one in three Canadians, said they had experienced violence before reaching the age of 15.

The violence that thousands of women and children flee each year in this country does not end when the relationship ends. In fact, risk factors for abuse, including lethality for both women and children, escalate at the time of separation, just when many families are turning to family law to resolve their disputes. Legal bullying through the family court process is a common strategy used by abusers to try to maintain power and control over their former spouse at this time.

Those who seek to resolve custody and access issues as part of a divorce proceeding rely on the provisions in the Divorce Act, which require such decisions to be made using the best interests of the child test, as set out in section 16(8).

Bill S-202 would introduce what amounts to a presumption in favour of shared parenting. This is not appropriate, as the correct use of the best interests of the child test is significantly dependent on the unique circumstances of each child and their family. Case law has clearly established the inappropriateness of joint custody where parents cannot communicate effectively or where one parent is fearful of the other.

Creating a shared parenting presumption in the Divorce Act would create a different, and less safe, regime for women than is available under provincial legislation, most of which recognizes the unique realities of families where there has been a history of violence and abuse.

NAWL supports amendments to the Divorce Act that recognize and respond to the diversities and realities of families in this country, including the reality of violence against women and children in the family.

In particular, we support the following:

  • The elimination of the maximum contact provision in section 16 (10) of the Act, as appropriate contact with each parent should be determined by application of the best interests of the child test
  • The development of meaningful criteria for the best interests of the child test including mandatory consideration of:
  • Any history of violence and abuse within the family
  • The impact of violence against women on children
  • The safety and well-being of the child and mother
  • The past history of parenting
  • Stability and continuity for the child

(We refer you to British Columbia’s Family Law Act, sections 37 and 38 for what we consider to be an appropriate approach to the factors to be considered in the best interests of the child test, including factors relating to family violence  and safety,)

While not directly related to  Bill S-202, NAWL also wishes to urge the federal government to increase its financial support for provincial legal aid family law programs to address the all-time high rate of family court litigants who are unrepresented.

At the present time, with no legal presumption in favour of shared parenting, close to half of all custody cases across the country end with either an agreement or an order for joint custody. Furthermore, parents who are able to co-parent after separation in a way that is positive for their children are not turning to the courts; they are establishing their own parenting regimes based on their mutual commitment to what is best for their children.

In other words, the amendments proposed in this Bill are, at best, unnecessary and, at worst, harmful to women and children.

Audience publique sur le projet de loi S-202

13 décembre 2017, 17 h 15

PRÉSENTATION DE PAM CROSS AU NOM DE L’ASSOCIATION NATIONALE FEMMES ET DROIT

Bonsoir. Je vous remercie de m’offrir cette occasion de m’exprimer à propos de cet important sujet, soit les modifications proposées à l’article 16 de la Loi sur le divorce.

L’Association nationale femmes et droit œuvre pour l’égalité des droits de toutes les femmes au Canada, en étroite collaboration avec d’autres organisations de défense de l’égalité des femmes. Une composante importante de notre travail est la réforme active du droit.

Nous nous opposons au projet de loi S-202, comme nous l’avons fait lors des précédentes tentatives de modifier la Loi sur le divorce au cours des deux dernières décennies, parce que cette proposition législative ne tient pas compte des principes d’égalité des femmes. Ces réformes feraient en particulier courir aux femmes qui fuient des relations violentes, ainsi qu’à leurs enfants, des risques graves de subir des mauvais traitements et de la violence de la part de leurs anciens conjoints.

La violence familiale est un grave problème social endémique au Canada, comme en fait état le Rapport de l’administrateur en chef de la santé publique du Canada, le Dr Gregory Taylor, publié en automne 2016. Il y rappelait en effet que la majorité des victimes de violence au sein de la famille sont des femmes. Environ près de 9 millions d’entre elles, soit environ une Canadienne sur trois, ont reconnu avoir subi de la violence avant d’atteindre l’âge de 15 ans.

La violence que des milliers de femmes et enfants fuient chaque année dans ce pays ne cesse pas pour autant lorsque la relation est terminée. En réalité, les facteurs de risque de la violence, notamment la létalité pour les femmes et les enfants, augmentent lors de la séparation, juste au moment où bon nombre de familles se tournent vers le droit de la famille pour résoudre leurs conflits. A l’heure actuelle, une stratégie courante chez les conjoints violents consiste à causer de l’intimidation juridique par le biais des procédures du tribunal de la famille pour tenter de conserver le pouvoir et le contrôle sur leur ex-conjointes.

Ceux et celles qui cherchent à régler leurs questions de garde et de droits de visite dans le cadre d’une procédure de divorce se fient sur les dispositions de la Loi sur le divorce, qui exigent que de telles décisions soient prises en respectant le principe directeur de l’intérêt supérieur de l’enfant, tel que prévu à l’article 16(8).

Le projet de loi S-202 créerait ce qui s’apparente à une présomption en faveur du partage des responsabilités parentales. Cela ne convient pas dans la mesure où l’application correcte du principe directeur de l’intérêt de l’enfant dépend dans une large mesure des circonstances uniques de chaque enfant et de sa famille en particulier. La jurisprudence a clairement établi le caractère inapproprié de la garde partagée lorsque les parents sont incapables de communiquer de façon efficace ou lorsqu’un des parents a peur de l’autre.

Le fait de créer une présomption de partage des responsabilités parentales dans la Loi sur le divorce impose aux femmes un régime différent et moins sécuritaire que celui actuellement en vigueur en vertu des législations provinciales, dont la plupart reconnaissent les réalités uniques des familles marquées par un historique de violence et de mauvais traitements.

L’ANFD appuie des modifications à la Loi sur le divorce qui reconnaissent les diversités et les réalités des familles et tentent d’y apporter des réponses adaptées, ce qui comprend la réalité de la violence contre les femmes et les enfants au sein de la famille.

Nous appuyons en particulier les éléments suivants :

  • L’abolition de la disposition qui, au paragraphe 16 (10) de la Loi, oblige à un maximum de communication, dans la mesure où le contact approprié avec chaque parent doit être déterminé en appliquant le principe de l’intérêt de l’enfant
  • L’élaboration de critères judicieux dans l’intérêt de l’enfant, ce qui comprend l’obligation de tenir compte de :
  • Tout historique de violence et de mauvais traitements au sein de la famille
  • L’incidence de la violence exercée contre les femmes sur les enfants
  • La sécurité et le bien-être de l’enfant et de la mère
  • L’historique du rôle et des comportements des parents
  • La stabilité et la continuité pour l’enfant

(Nous vous renvoyons aux articles 37 et 38 de la Family Law Act de la Colombie‑Britannique, qui, selon nous, constituent une approche appropriée pour ce qui est des facteurs à prendre en compte dans l’intérêt de l’enfant, notamment les facteurs relatifs à la violence et à la sécurité au sein de la famille).

Bien que cet aspect ne soit pas directement relié au projet de loi S-202, l’ANFD souhaite en outre exhorter le gouvernement fédéral à accroître son aide financière aux programmes provinciaux d’aide juridique en matière de droit de la famille afin de remédier au nombre sans cesse élevé de parties qui comparaissent non représentées devant les tribunaux de la famille.

À l’heure actuelle, en l’absence d’une présomption légale en faveur du partage des responsabilités parentales, près de la moitié des affaires de garde d’enfants aboutissent soit à un entente, soit à une garde conjointe. Qui plus est, les parents qui sont en mesure de partager leurs responsabilités après une séparation d’une manière positive pour leurs enfants n’ont pas recours aux tribunaux ; ils cherchent plutôt à établir leur propre régime de responsabilités parentales fondé sur leur engagement mutuel envers ce qui est le mieux pour leurs enfants.

En d’autres mots, les modifications proposées dans ce projet de loi sont, au mieux, inutiles et, au pire, préjudiciables aux femmes et aux e

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