NAWL Brief to the Pay Equity Task Force / Mémoire de l’ANFD au Groupe de travail sur l’équit

NAWL Brief to the Pay Equity Task Force
Mémoire de l’ANFD au Groupe de travail sur l’équité salariale
In light of its domestic and international obligations, the Canadian government has a positive obligation to adopt legislation that will remedy both the systemic inequality of women in the workforce and the persistent wage discrimination experienced by women. Pay equity is a fundamental human right that must be enforced in all sectors of federal jurisdiction.

Ce mémoire sur l’équité salariale fédérale a été rédigé par le groupe de travail de l’ANFD en matière d’équité salariale et il est soumis à titre d’ébauche pour discussion et commentaires par d’autres groupes de femmes. Nous croyons qu’il s

In light of its domestic and international obligations, the Canadian government has a positive obligation to adopt legislation that will remedy both the systemic inequality of women in the workforce and the persistent wage discrimination experienced by women. Pay equity is a fundamental human right that must be enforced in all sectors of federal jurisdiction.

NAWL advocates for comprehensive and proactive stand-alone federal pay equity legislation. This legislation must provide for strong and accessible monitoring and enforcement mechanisms, including proactive deadlines, random inspections, interest awards, an independent and specialized commission, and accessibility for all women. NAWL also recommends that the federal legislation should authorize the participation of unions in the pay equity process, while at the same time making it clear that pay equity negotiations should be separate from collective bargaining. Finally, NAWL advocates that the legislation should include a requirement that the government fund pay equity wage adjustments in the federal public sector, as well as pay equity implementation bodies and educational efforts.

SUMMARY OF RECOMMENDATIONS

It is NAWL’s position that the federal government must replace the existing federal pay equity scheme with comprehensive and proactive pay equity legislation. The current complaint-based model is ineffective and inaccessible for the majority of women in Canada. Its ambiguous terminology, unspecified methodology and lack of enforcement mechanisms have resulted in extensive delays, unacceptably long waits for wage adjustments and, in many cases, a complete lack of alternatives for women with pay equity complaints. Accordingly, NAWL advocates that the federal government take steps toward remedying the situation by drafting clear and unambiguous proactive pay equity legislation.

To this end, NAWL urges that the new federal pay equity legislation incorporate several main points:

  1. Recognition that despite anti-discrimination legislation, women still face inequality in the labour market, occupational segregation and the systematic devaluation of their work.
  2. Recognition that racialized women face additional discrimination and confront a graver form of economic disadvantage than non-racialized women.
  3. Recognition that pay equity violations are due to systemic discrimination and, as such, systemic remedies are necessary. Pay equity legislation must utilize proactive regulatory mechanisms, not only complaint-based mechanisms.
  4. An affirmation of the fact that pay equity is a fundamental human right, protected under the Canadian Charter of Rights and Freedoms and international human rights law.
  5. Recognition that pay equity is an essential mechanism for ensuring constitutional equality rights for women and other disadvantaged groups.
  6. Comprehensive and proactive pay equity provisions that require that all federally-regulated employers develop and implement a pay equity program.
  7. Comprehensive coverage of all federally-regulated workplaces that protects all workers, including part-time, casual, seasonal and contractual workers, guarantees enforcement despite contracting out or a subsequent change in ownership, and applies to the Federal Contractor’s Program.
  8. Effective methodology for job evaluations, job comparisons, wage adjustments and the timing of corrective payments.
  9. Strong monitoring and enforcement mechanisms, including proactive deadlines, random inspections and the authority to award interest.
  10. The participation of unions throughout the pay equity process and, in particular, the involvement of unions in negotiating and enforcing pay equity plans.
  11. Accessible procedures for non-unionized women, as well as part-time, casual, seasonal and contractual workers.
  12. Provisions for the continual disclosure of relevant pay equity information to both employees and their bargaining agents.
  13. The creation of a separate pay equity commission and a specialized tribunal that has institutional independence and impartiality.
  14. The development of a consulting and advocacy body that will enhance accessibility to pay equity by helping women – particularly non-unionized women – enforce their rights.
  15. An allocation of funding to finance pay equity wage adjustments in the federal public sector.
  16. Recognition that pay equity, once achieved, must be maintained.

It is NAWL’s hope that federal legislation that includes the above provisions will allow the pay equity process to move beyond the tangled mess of litigation in which the current legislation has become so mired to become an effective means of enforcing an established human right. Indeed, NAWL maintains that unambiguous comprehensive and proactive legislation will go a long way toward granting in substance to Canadian women the basic human right that international and domestic instruments have been promising for years: pay equity.

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Ce mémoire sur l’équité salariale fédérale a été rédigé par le groupe de travail de l’ANFD en matière d’équité salariale et il est soumis à titre d’ébauche pour discussion et commentaires par d’autres groupes de femmes. Nous croyons qu’il s’agira d’un point de départ utile pour les discussions tenues le 25 octobre à la Table ronde des femmes qu’organisera le Groupe de travail fédéral sur l’équité salariale, le 25 octobre.

RÉSUMÉ DES RECOMMANDATIONS

L’ANFD considère que le gouvernement fédéral doit remplacer le mécanisme fédéral actuel d’équité salariale par une loi synthétique et proactive d’équité salariale. Le présent modèle fondé sur les plaintes est inefficace et inaccessible pour la majorité des Canadiennes. Sa terminologie ambiguë, sa méthodologie non spécifiée et son manque de mécanismes d’application ont entraîné des délais interminables, des périodes inacceptables d’attente des rajustements salariaux et, dans bien des cas, une absence complète de solutions de rechange pour les plaignantes en matière d’équité salariale. Pour ces raisons, l’ANFD recommande à l’administration fédérale de prendre des mesures pour remédier à cette situation en se dotant d’une loi claire et proactive en matière d’équité salariale.

À cette fin, l’ANFD incite fortement le législateur à adopter une loi spécifique sur l’équité salariale qui comprendrait les éléments suivants :

1. Une reconnaissance du fait que, malgré les lois interdisant la discrimination, les femmes connaissent encore l’inégalité au travail, la ségrégation professionnelle et une dévalorisation systématique de leur travail.

2. Une reconnaissance du fait que les femmes « racialisées » subissent une discrimination additionnelle et connaissent une forme plus grave de désavantage économique que les femmes des ethnies dominantes.

3. Une reconnaissance du fait que les violations de l’équité salariale découlent d’une discrimination systémique et qu’elles appellent, à ce titre, des solutions systémiques. La nouvelle loi régissant l’équité salariale doit reposer sur des mécanismes proactifs réglementaires et pas seulement sur des procédures de plaintes individuelles.

4. Une affirmation du fait que l’équité salariale constitue un droit fondamental de la personne, protégé par la Charte canadienne des droits et libertés et par le droit international en matière de droits de la personne.

5. Une reconnaissance du caractère essentiel de l’équité salariale comme mécanisme garantissant les droits des femmes et d’autres groupes désavantagés à l’égalité constitutionnelle.

6. Des dispositions synthétiques et proactives d’équité salariale qui exigent de tous les employeurs soumis aux normes fédérales la création et la mise en œuvre d’un programme d’équité salariale.

7. Une couverture complète de l’ensemble des lieux de travail soumis aux normes fédérales qui protège tout le personnel, y compris les travailleuses et travailleurs à temps partiel, occasionnels, saisonniers et contractuels, et qui garantit l’application du programme au-delà de toute éventuelle sous-traitance ou changement subséquent de propriétaire et qui s’applique au Programme des contrats fédéraux.

8. Une méthodologie efficiente pour les évaluations d’emplois, les comparaisons d’emplois, les rajustements salariaux et le calendrier des versements correctifs.

9. De vigoureux mécanismes de contrôle et d’application, y compris des échéanciers précis, des inspections menées au hasard et l’autorité d’accorder des intérêts.

10. La participation des syndicats à l’ensemble du processus de l’équité salariale et, notamment, leur implication dans la négociation et l’application des programmes d’équité salariale.

11. Des procédures accessibles aux femmes non syndiquées, ainsi qu’aux travailleuses à temps partiel, occasionnelles, saisonnières et contractuelles.

12. Des dispositions prévoyant la divulgation continue aux membres du personnel et à leurs agents négociateurs de renseignements pertinents à l’égalité salariale.

13. La création d’une commission distincte de l’équité salariale et d’un tribunal spécialisé qui soit indépendant et impartial.

14. La mise sur pied d’un organisme de consultation et de représentation qui favorisera l’accès à l’équité salariale en aidant les femmes – et particulièrement les femmes non syndiquées – à obtenir le respect de leurs droits.

15. L’allocation de fonds destinés à financer les rajustements salariaux dans la Fonction publique fédérale.

16. Une reconnaissance que l’équité salariale, une fois réalisée, doit être maintenue.

L’ANFD espère qu’une loi fédérale dotée des propositions précitées permettra au processus d’équité salariale de sortir du marasme de litiges où s’est enfoncé le système actuel, afin de devenir un moyen efficace d’application d’un droit reconnu de la personne. L’ANFD soutient en effet qu’une loi claire, exhaustive et proactive fera beaucoup pour accorder réellement aux Canadiennes le droit fondamental de la personne que leur promettent depuis des années des instruments internationaux et nationaux : l’équité salariale.

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[8] [presentations-to-government-presentations-au-gouvernement] Presentations to Government / Présentations au gouvernement
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pay equity, gender discrimination, gender income gap, social and economic equality