Canada’s Unfair Treatment of Women Prisoners / Le Canada traite injustement ses prisonnières

Canada’s Unfair Treatment of Women Prisoners
Le Canada traite injustement ses prisonnières
OTTAWA – The National Association of Women and the Law (NAWL) is submitting a critical report to the Canadian Human Rights Commission (CHRC) alleging that the Canadian government has breached its fiduciary duties to federally sentenced women (FSW) in Canada and has disregarded the Canadian Charter of Rights and Freedoms and certain international human rights obligations.

OTTAWA – L’Association nationale de la femme et du droit vient de remettre à la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) un rapport critique alléguant que le gouvernement canadien a manqué à ses obligations de fiduciaire à l’endroit des femmes purgeant une peine fédérale (FPPF) au […]

OTTAWA – The National Association of Women and the Law (NAWL) is submitting a critical report to the Canadian Human Rights Commission (CHRC) alleging that the Canadian government has breached its fiduciary duties to federally sentenced women (FSW) in Canada and has disregarded the Canadian Charter of Rights and Freedoms and certain international human rights obligations.

Examples of violations of government obligations include discrimination in the security classification of FSW, the housing of women in men’s prisons, the utter lack of adequate programs for FSW at all security levels, the virtual absence of minimum security conditions for women, and the continued use of male guards on the front lines in women’s prisons.

NAWL points out the treatment of FSW amounts to breaches of fiduciary obligations owed by the Government of Canada through Correctional Service of Canada (CSC) to all FSW and in particular, to Aboriginal FSW.

“CSC’s failure to address the systemic issues and discrimination is felt most profoundly by Aboriginal women,” says Kelly MacDonald, an Aboriginal lawyer from BC who authored the report. “Aboriginal women are severely over-represented in the prison population, comprising 27 per cent of the FSW population while comprising only 2.8 per cent of the general population of women in Canada.”

“NAWL is working in coalition with the Canadian Association of Elizabeth Fry Societies and other women’s organizations to urge the CHRC to take immediate action to address the systemic discrimination and violation of legal duties by the CSC,” says Debra Parkes, NAWL member and professor of law at the University of Manitoba. “The discrimination has been documented in report after report. The Canadian government must be held accountable.”

NAWL is a national non-profit women’s organization that promotes the equality rights of women through legal education, research and law reform advocacy.

OTTAWA – L’Association nationale de la femme et du droit vient de remettre à la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) un rapport critique alléguant que le gouvernement canadien a manqué à ses obligations de fiduciaire à l’endroit des femmes purgeant une peine fédérale (FPPF) au Canada et qu’il a contrevenu aux dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés, ainsi qu’à certaines obligations internationales en matière de droits de la personne.

L’ANFD cite en exemples de ces transgressions des obligations gouvernementales la discrimination effectuée dans la classification sécuritaire des FPPF, le fait d’enfermer des femmes dans des prisons pour hommes, l’absence totale de programmes adaptés aux FPPF à tous les niveaux de sécurité, la quasi-absence de conditions d’hébergement à sécurité minimale pour les femmes et le recours persistant à des gardiens de prison masculins qui travaillent en première ligne dans les prisons où sont incarcérées des femmes.

Pour l’ANFD, le traitement actuel des FPPF par le SCC, et donc le gouvernement canadien, équivaut à une violation des obligations de fiduciaire du Canada à l’égard de toutes les FPPF, et notamment envers les prisonnières autochtones.

« La négligence du SCC face à ces problèmes systémiques et à cette discrimination affecte particulièrement les femmes autochtones », affirme Me Kelly MacDonald, une avocate autochtone de la Colombie-Britannique, signataire du rapport incriminant. Me MacDonald signale que « les femmes autochtones sont gravement surreprésentées dans la population carcérale, où elles forment 27 % du groupe des FPPF, alors qu’elles ne forment que 2,8 % de la population des femmes canadienne. »

Debra Parkes, membre de l’ANFD et professeure de droit à l’Université du Manitoba signale que « l’ANFD coopère avec l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry et avec d’autres groupes de femmes pour inciter la CCDP à prendre des mesures immédiates face à la discrimination systémique exercée par le SCC et à la transgression de ses obligations juridiques. Cette discrimination a été reconnue dans une foule de rapports successifs, ajoute-elle. Il est temps que le gouvernement canadien en soit tenu responsable. »

L’ANFD est un groupe de femmes pan-canadien à caractère non lucratif qui appuie les droits des femmes à l’égalité par un travail d’éducation, de recherche et de réforme active du droit.

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