A Valentine’s Day Message to Parliament / Message de la Saint-Valentin au Parlement: Ayez du c

A Valentine’s Day Message to Parliament
Message de la Saint-Valentin au Parlement: Ayez du cœur!
OTTAWA – A national Pay Equity Network today launched its campaign to pressure the federal government to enact legislation that will finally make equal pay for work of equal value a reality.

OTTAWA – Aujourd’hui, le Réseau national pour l’équité salariale lance sa campagne pour presser le gouvernement fédéral d’adopter une loi qui concrétisera enfin l’égalité de rémunération pour des fonctions équivalentes.

OTTAWA – A national Pay Equity Network today launched its campaign to pressure the federal government to enact legislation that will finally make equal pay for work of equal value a reality.

The Network, which has gathered the support of over 150 women’s groups, unions and equality-seeking organizations, sent Valentine’s Day cards to all Members of Parliament and Senators asking them to show they care about women’s economic equality by enacting proactive pay equity legislation.

“More than 25 years after the adoption of the Canadian Human Rights Act (CHRA), women still face wage discrimination,” says Canadian Labour Congress Executive Vice-President Marie Clarke-Walker. “A Pay Equity Task Force, appointed by the federal government, confirmed in its 2004 report that women are earning 71% of the wages paid to men for comparable jobs. The situation is even worse for racially visible women, who earn 64%, and Aboriginal women who earn a mere 46%.”

According to Clarke-Walker, it’s obvious that existing pay equity legislation, contained in the CHRA, is not eliminating the discrimination. “The current law forces forces individual women or their unions to file complaints in order to achieve pay equity. A law that was intended to end pay discrimination has produced a long, tortuous process that too often ends up in court. The process is so expensive to pursue that it is beyond the reach of most of the women it was designed to benefit.”

An example of how unwieldy the process has become is the complaint filed by the Communications, Energy and Paperworker’s Union against Bell Canada which the union has pursued for 15 years and continues in spite of repeated legal challenges. A complaint by the Public Service Alliance of Canada against Canada Post is still unresolved after over 20 years. And these are just two examples. Even more disturbing, women without unions don’t have the resources to challenge their employers’ pay practices.

The Pay Equity Network isn’t the only group that has recognized that there is a problem. In spite of Canada’s domestic and international obligations to provide equal pay for work of equal value, the problem is so serious that a United Nations Convention for the Elimination of All Forms of Discrimination (CEDAW) Committee has taken Canada to task for its failure to do so.

“The federal government appointed the Task Force in 2001 to review the current situation,” says Andrée Côté, Director of Legislation and Law Reform with the National Association of Women and the Law. “They conducted a thorough review and issued a comprehensive report last year. The Task Force recognized pay equity as a fundamental human right and recommended that the government enact proactive pay equity legislation. Yet women are still waiting for the government to act.”

“Our Valentine’s Day message is a reminder to MPs that pay equity is at the heart of women’s equality, and that pay discrimination cannot continue to be ignored. In the upcoming months, women across the country will be telling their MPs that the time for action is long overdue and holding them accountable for the ongoing discrimination. We’re going to make sure they get the message that we want a proactive law now.”

OTTAWA – Aujourd’hui, le Réseau national pour l’équité salariale lance sa campagne pour presser le gouvernement fédéral d’adopter une loi qui concrétisera enfin l’égalité de rémunération pour des fonctions équivalentes.

Le Réseau, qui réunit plus de 150 organismes qui revendiquent l’égalité, groupes de défense des droits des femmes et syndicats, a fait parvenir aux députées et aux députés ainsi qu’aux sénatrices et aux sénateurs une carte de la Saint-Valentin leur demandant de montrer que l’égalité des femmes leur tient à cœur en adoptant une loi proactive sur l’équité salariale.

« Plus de 25 ans après l’adoption de la Loi canadienne sur les droits de la personne (LCDP), les femmes sont toujours victimes de discrimination salariale, a déclaré Marie Clarke‑Walker, vice‑présidente du Congrès du travail du Canada. Dans son rapport publié en 2004, le Groupe de travail sur l’équité salariale mis sur pied par le gouvernement fédéral a confirmé que, pour des emplois comparables, les femmes gagnent 71 % de ce que gagnent les hommes. La situation est pire encore pour les femmes des groupes raciaux visibles (64 %) et les femmes autochtones (46 %). »

Toujours selon Marie Clarke-Walker, les dispositions de la LCDP sur l’équité salariale n’ont pas réussi à éliminer la discrimination. « La loi actuelle oblige les femmes ou leur syndicat à porter plainte pour obtenir l’équité salariale. La loi qui avait pour but de mettre fin à la disparité a donné lieu à un processus long et tortueux qui aboutit trop souvent devant les tribunaux. Il est si coûteux qu’il échappe à la portée de la plupart des femmes qu’il devait aider. »

Pour comprendre la lourdeur du processus, on n’a qu’à citer l’exemple de la plainte déposée contre Bel Canada il y a 15 ans par le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP). Cette plainte n’a pas encore été réglée malgré les nombreuses contestations judiciaires. L’Alliance de la Fonction publique du Canada attend aussi le règlement d’une plainte déposée il y a plus de 20 ans contre Postes Canada. Les femmes non syndiquées se heurtent à un obstacle encore plus insurmontable puisqu’elles ne disposent pas des ressources nécessaires pour s’attaquer aux pratiques de leur employeur en matière de rémunération.

Le Réseau pour l’équité salariale n’est pas le seul groupe à reconnaître l’ampleur du problème. Même à l’échelle internationale, le Canada a l’obligation d’assurer l’égalité de rémunération pour des fonctions équivalentes. Or, le problème est à ce point sérieux qu’un comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes a vivement critiqué le Canada dans ce dossier.

« En 2001, le gouvernement fédéral a créé le Groupe de travail et l’a chargé d’effectuer un examen approfondi de la situation, » a déclaré Andrée Côté, directrice des affaires juridiques de l’Association nationale de la femme et du droit. Ce groupe de travail a publié l’an dernier un rapport détaillé dans lequel il reconnaît que l’équité salariale est un droit fondamental de la personne et recommande au gouvernement d’adopter une loi proactive. Pourtant, les femmes attendent toujours que le gouvernement agisse. »

« À l’occasion de la Saint‑Valentin, nous tenons à rappeler aux députées et députés que l’équité salariale est au cœur de l’égalité des femmes. On ne peut continuer à passer sous silence la discrimination salariale. Au cours des mois à venir, les Canadiennes se mobiliseront pour faire comprendre aux députées et députés qu’il est plus que temps de passer à l’action. Si la situation perdure, les femmes les tiendrons responsables. Le message est clair : il faut l’adoption immédiate d’une loi proactive. »

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[89] [press-releases-communique-de-presse] Press Releases / Communiqué de presse
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